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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:39

Pour le dépaysement, on peut choisir d'aller en Ouzbékistan, mais on peut le découvrir à notre porte. Il suffit pour cela d'ouvrir ses yeux et ses oreilles.


Ce week end, pas de tauromachie dans la région, nous feuilletons les carteles et décidons de nous lancer à MEDINA de POMAR.          Quelle aventure !!!!!!!!!!

Equipez vous d'un bon GPS, le lieu n'est pas signalé sur les dépliants touristiques.

Nous prenons la direction de BILBAO. La journée s'annonce mal. Le temps Bilbaino classique: pluie, froid, vent.

Cela se complique encore au col de Mena, temps de toussaint.


Nous arrivons à Medina qui elle aussi honore San ISIDRO. Toutefois, la feria ne ressemble pas à celle de Madrid !!!!!!!!!!


Avant le solide petit déjeuner, nous nous rendons a la taquilla. Là, surprise, on nous octroie les places N° 1 et 2.

Entrée générale, pas un billet vendu.


Nous déjeunons à coté de l'équipe imprésariale, et des toreros. L'ambiance est des plus joyeuses, vous imaginez!!!!!

A midi, renseignements pris, 9 billets vendus.

Pourtant le cartel ne manque pas d'originalité.


       Novillos de Banuelos

       Toreros:    Hector Bercenilla comme rejoneador

                          Diego Hermosilla 

                     Milagros de Peru à pied.


 

17H30 nous sommes 12 sur les étagères.

18H Miracle, San ISIDRO a surement donné un petit coup de pouce, les gradins se remplissent correctement. Les penas sortent d'on ne sait oû, l'impresario commence a desserer les dents. Il esquisse même un sourire.

La banda joue ce qu'elle sait, l'interprétation est...... approximative, mais fera l'affaire.


Pas d'alguazil, peu importe. Tout le monde s'en fout, nous sommes venus là pour prendre du plaisir sans contrainte. Les oreilles seront distribuées par un arenero qui gardera son rateau a la main.


Sort le premier novillo pour le cavalier. Un exemplaire vilain, qui visiblement a quelques problèmes de respiration, le ganadero n'a surement pas envoyé la flor y nata de ses pupilles.

Mais une fois de plus San ISIDRO intervient. Il est noble, fait de gros efforts de efforts et permet a Hector Bercenilla d'étaler son talent naissant.

Après l'actuacion du cavalier, la piste est entierement refaite, a l'aide d'un assemblage de 4 planches, deux blocs, tractés par une poussive Pigeot des années 80.


Diego Hermosilla drivé par le matador Jose Ignacio Ramos et Milagros de Peru affichent de la volonté, parfois du talent avec leurs opposants.

Nous sommes loin des récitations apprises par coeur. L'apprentissage, ils le font a la dure. Les costumes sont tachés de sang, déchirés, lacérés. Chacun y va de ses volteretas. Le public est ravi, et le fait savoir. Il demande des oreilles et en obtient 5 malgrè quelques estocades ...........hésitantes.


Cette novillada ne restera pas dans les annales, elle n'aura aucun écho dans les medias, mais le public est sorti enchanté.


Tant qu'existera ce genre de spectacles de promotion la corrida vivra.

Tant que des jeunes gens réveront de devenir torero, que des impresarios seront capables de risquer quatre sous loin des cameras, la fiesta seguira !!!

 


Pour nous.......................un bain de jouvence.

 

 

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Published by cercle taurin de soustons
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