AUJOURD'HUI : CORRIDA dernière de la Féria.
Toros : Victorino MARTIN Origine ALBASERRADA
Toreros : Luis Francisco ESPLA MATEO - Manuel Jésus CID SALA "ELCID" - Luis BOLIVAR PEREZ
Lot de toros splendides de plumage, pas un gramme de trop, des poids allant de 518 à 561 Kgs pour une moyenne de 538 Kgs, voilà pour le plumage. Pour le ramage il en sera tout autre, des toros juste de force, avec un comportement au picador de toros sans race. Les trois premiers avaient un fond de noblesse, les trois derniers plus compliqués.
Luis Francisco ESPLA : Au nom des aficonados je vais interpeller ce monsieur : Maestro , quand vous dites que votre premier toro est compliqué, n'avez vous pas le sentiment de vous moquer de nous ? que vous disiez cette chose à quelqu'un qui vient pour la première fois dans les arênes, et qu'il entendra parler un professionnel comme vous il pensera que vous avez raison. Mais la majorité des spectateurs n'est pas dupe, compte tenu de votre métier, de la connaissance que vous avez des toros, votre comportement est inadmissible, vous pouviez avoir l'oreille de ce toro, et qu'avez vous fait : des pseudos passes en lui donnant des défauts qu'il n'avait pas, et à la mort qu'avez vous fait ? le minimum syndical. Je conviens que votre second était plus compliqué, il avait quelques passes à conditions de vouloir s'engager, mais là, vous avez décidé de ne pas trop vous fatiguer, pour finir par un bajonazo. Sifflets et bronca.
EL CID : Si, vous connaissez un jeune qui choisit cet art pour en vivre, alors conseillez lui de se procurer la vidéo de la faena du premier Victorino du CID. Une démonstration de temple, une démonstration de l'expression "allonger le bras", une démonstration de l'expression "donner la sortie", les canons de la tauromachie. Mr LE CID nous a offert un véritable FAENON, cette magie de la douceur que vous ressentez, ce plaisir de déguster ce nectar (que l'on trouve dans le Château PETRUS, croyez moi), long en bouche, le nirvana, deux séries à droite deux à gauche immenses, nous étions là, comme scotchés devant tant de grâce, impatient de nous lever pour un final que nous imaginions en feu d'artifice, mais la tauromachie n'étant pas une science exacte, quel dommage ces trois ratés à la mort, pour finir au 4ième voyage d'une entière. Le public a applaudi l'arrastre et a obligé le maestro à sortir du callejon, pour lui offir une immense ovation largement méritée. Son second toro sera plus compliqué, et là aussi, en vrai maestro il réussira à tirer quelques passes de bonnes tenues, qui n'auront pas la même qualité qu'au premier, le toro ne le permettait pas, un travail trés méritoire mais manquant de liant, et à la mort une immense épée d'effet rapide, sifflets au toro, et applaudissements nourris au maestro l'obligeant à sortir du callejon.
Luis BOLIVAR : son premier toro, relativement commode, il démarrera la faena par deux séries à droite et deux à gauche excellentes, puis aprés plus rien, que s'est-il passé dans sa tête? pour nous servir la suite de manière désordonnée, sans goût, sans âme, j'enfile les passes comme les perles, rien de rien, déception totale, surtout qu'à la mort çà était une débacle, applaudissements au toro, silence au torero, (on est à MADRID le silence vaut bronca ailleurs). son dernier, lui aussi plus compliqué, il aura la même attitude, faena sans intérêt, à la mort un peu mieux.
Jacques LAMAZOUADE
P.S. : J'en reviens aux picadors, ce que nous avons vu aujourd'hui comme pour le reste de la féria, est insupportable, pas une seule pique correcte, s'ils sont aussi bons dans des piques d'une autre nature, comme on dit en se moquant :"si tu niques aussi mal que tu piques, ne t'étonnes pas d'être cocu", certainement pas par moi, car je n'ai nullement envie d'être massacré.
La semaine prochaine il y aura 4 corridas pour célébrer l'anniversaire des arênes, avec des cartels de luxe, que je vous ai déjà communiqué.